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2017

- W. Wilkie Collins. Secret absolu. 1857 (Phébus, coll. "Libretto")
- Dan Simmons. Drood. 2009 (Pocket)
- Tania Hershman. Some of us glow more than others. 2017 (Unthank Books)
- Jean-Pierre Ohl. Charles Dickens. 2011 (Gallimard, coll. "Folio biographies")

Quand elle [Catherine Thompson Hogarth, l'épouse de Charles Dickens] lui demande de lui lire à haute voix un livre écossais, il réplique méchamment, devant témoin : "Je déteste les histoires écossaises et tout ce qui est écossais" (n'oublions pas que les Hogarth sont originaires d'Édimbourg… [où elle-même est née]". (p. 101) N.B : Il lui arrivera quand même de publier des pamphlets dénonçant la cruauté sociale dans la Edinburgh Review.

(…) il loue une villa à Broadstairs pour l'été, accepte en attendant une invitation à Édimbourg, et part pour l'Écosse le 19 juin [1841], avec Kate mais sans les enfants. La patrie de Scott accueille triomphalement son disciple : "L'hôtel est absolument assiégé, raconte-t-il à [son meilleur ami] Forster, et j'ai été forcé de me réfugier dans un appartement perdu à l'extrémité d'un long couloir, d'où j'écris cette lettre. On parle de trois cents invités au banquet." Sans doute Dickens pense-t-il alors à cet autre banquet offert par Édimboug à lord Grey qu'il avait couvert en tant que journaliste. Maintenant, à vingt-neuf ans, il est le héros du jour et peut mesurer sa popularité à plus de cinq cents kilomètres de chez lui.
L'Écosse lui apporte un autre réconfort : le dépaysement et le spectaculaire. Il admire surtout Glencoe, destination romantique par excellence : "Les torrents bouillaient et écumaient, et faisaient jaillir dans toutes les directions des embruns semblables à la fumée de vastes incendies. Ces torrents couraient sur les flancs de toutes les collines et de toutes les montagnes, et se précipitaient comme des démons en travers de la route, puis s'enfonçaient dans la profondeur des rochets." Cette terminologie fantastique se retrouvera presque mot pour mot dans sa description des Gordon Riots [sujet de son roman Barnabé Rudge, alors en cours d'écriture] ; la sauvagerie de la nature sert de prisme à celle des hommes et la sublime. Si loin qu'il soit de Londres, Dickens ne perd pas son œuvre de vue, bien au contraire : il s'en empare même avec plus de détermination (…). (pp. 112-113)

- Jean-Pierre Ohl. Monsieur Dick ou le dixième livre. 2004 (La Table Ronde, coll. "La Petite vermillon")
- Charles Dickens, Fruttero et Lucentini. L'Affaire D. ou le crime du faux vagabond. 1989 (Le Seuil, coll. "Points")
- Ian Rankin. La Colline des chagrins. 2001 (Le Livre de poche, coll. "Policier")

La réserve est une tradition à Édimbourg. On garde ses sentiments pour soi et on s'occupe de ses affaires. Certaines personnes attribuent cela à l'Église et à des personnalités telles que John Knox… elle avait appris que des gens de l'extérieur surnommaient la ville "Fort Knox". Mais, du point de vue de Jean, c'était davantage lié à la géographie d'Édimbourg, à ses falaises rocheuses étouffantes et à son ciel noir, au vent violent de la mer du Nord qui s'engouffrait dans les rues évoquant des canyons. On avait partout l'impression d'être dominé et bousculé par l'environnement. Le trajet entre Portobello et la ville suffisait à lui faire prendre conscience de la nature meurtrissante et meurtrie de l'endroit. (p. 491)

- Ken Liu. L'Homme qui mit fin à l'histoire. 2011 (Bélial', coll. "Une Heure-Lumière")
- Ken MacLeod. Intrusion. 2012 (Orbit)
- Ian Rankin. Du fond des ténèbres. 2000 (Le Livre de poche, coll. "Policier")

Certains disent qu'Édimbourg est une ville masquée, cachant ses véritables sentiments et intentions, affichant des citoyens hautement respectables. Une ville apparemment figée dans le temps, où l'on peut séjourner sans jamais vraiment saisir les règles qui la régissent. Telle est la ville de Deacon Brodie, où les passions refoulées ne s'extériorisent qu'à la nuit tombée. La ville de John Knox, cet homme grave et invincible. Il ne faut pas moins d'un demi-million de livres pour s'offrir l'une de ses plus belles maisons, mais étaler sa fortune est mal vu dans cette ville où on préfère rouler en Saab ou en Volvo qu'en Bentley ou en Ferraro. Les gens de Glasgow — qui se considèrent comme plus passionnés, plus celtes — jugent ceux d'Édimbourg guindés et conformistes au point de paraître coincés.
La ville cachée. Preuve historique : lorsque les armées des envahisseurs approchèrent, la population s'éclipsa dans les caves et les tunnels d'Old Town. Les maisons pouvaient bien être saccagées, les soldats finiraient par partir — difficile de savourer une victoire quand les victimes se sont évaporées — et leurs habitants par remonter vers la lumière pour se mettre à reconstruire.
Du fond des ténèbres vers la lumière. (p. 290-291)

- Ian Rankin. La Mort dans l'âme. 1999 (Gallimard, coll. "Folio policier")

— Tu empestes encore, lui dit Patience comme il se mettait au lit.
— Je défends les traditions, répondit-il. Édimbourg ne sent pas la rose, c'est bien connu. (p. 591)

- Terry Pratchett. Allez les mages !. 2009 (Pocket, coll. "Imaginaire")
- Pierre Nord. Qui est le policier ?. 1953 (Club des masques)
- Honoré de Balzac. La Recherche de l'absolu. 1834 (Le Livre de poche)
- Ian Rankin. Le Jardin des pendus. 1997 (Gallimard, coll. "Folio policier")
- Ian Rankin. L'Ombre du tueur. 1997 (Gallimard, coll. "Folio policier")
- Johanna Sinisalo. Jamais avant le coucher du soleil. 2000 (Actes Sud, coll. "Babel")
- Lloyd Osbourne. Un portrait intime de R.L.S. par son beau-fils, Lloyd Osbourne. 1924 (Robert Laffont, coll. "Bouquins")
- Robert Louis Stevenson. Saint-Yves ou le prisonnier d'Edimbourg. 1897 (Robert Laffont, coll. "Bouquins")

Tout le long du chemin — en passant par Princes Street où il me fallait passer — le vent me poussait et sifflait dans mes oreilles. La ville entière paraissait engloutie comme si l'on avait déversé directement un seau rempli d'une eau au goût salé, de par la proximité de la mer. Cette cataracte, soit s'éclaircissait, soit tombait encore plus dru, au hasard des rafales. On aurait vraiment cru que tous les lampadaires jusqu'au bout de l'avenue se trouvaient éteints. Puis, à la faveur d'une brève éclaircie, ils réapparaissaient, se multipliant et se reflétant sur les pavés mouillés, rendant faiblement visible ce qui, un instant avant, se trouvait plongé dans une obscurité totale.
Le temps d'atteindre l'angle de la Lothian Road et une nette amélioration se manifesta. D'abord, je me présentais maintenant de profil, une épaule contre la force du vent ; ensuite, l'éperon rocheux au sommet duquel s'élevait mon ex-prison m'abritait partiellement. Enfin, la violence même de cette tornade finit par faiblir nettement. (pp. 1021-1022)

(…) voilà que je me découvris totalement incapable de traverser le Pont du Nord ! C'était physique, comme si un précipice s'était ouvert d'un coup entre nous ; ou même, un bras de mer nous séparant, carrément ! Mes jambes refusaient de me rapprocher du château !
Je me dis alors que c'était pure superstition. Pour combattre cette tendance, je me fis des paris avec moi-même… et je les gagnai ! Je me rendis sur l'esplanade de Princes street, allant et venant, m'arrêtant, seul, parfaitement visible à tous, examinant avec insistance le parc d'un bout à l'autre, ainsi que les vieux bastions tout gris de la forteresse, là même où, d'ailleurs, ces tracas avaient trouvé leur origine. (…)
Et pourtant, l'impossibilité de faire face à la vieille ville subsistait : mes jambes refusaient toujours de m'y conduire, pas moyen de traverser la vallée ! (…) Je tournai le dos à Princes Street et m'enfuis au hasard, comme si j'avais le diable à mes trousses. (pp. 1076-1077)

- Jeffrey Eugenides. Le Roman du mariage. 2011 (Le Seuil, coll. "Points")
- Ian Rankin. Ainsi saigne-t-il. 1995 (Gallimard, coll. "Folio policier")
- Ian Rankin. Causes mortelles. 1994 (Gallimard, coll. "Folio policier")
- Ian Rankin. Le Carnet noir. 1993 (Gallimard, coll. "Folio policier")

Le dimanche matin vit Rebus attendre en plein vent au sommet de Calton Hill. Il fit le tour de l'observatoire comme les autres promeneurs dominicaux. Sa jambe allait décidément mieux. Les gens désignaient du doigt divers points dans le lointain. Des nuages épars couraient dans le ciel bleu pâle. Nulle part ailleurs dans le monde, constata-t-il, on ne pouvait trouver cette variété géographique de bosses, de vallées et d'affleurements. C'est du culot volcanique, sous le château d'Édimbourg, que tout était parti. Le site était trop beau pour ne pas y construire une forteresse. Et la ville s'était étendue tout autour, aussi loin que Wester Hailes et même au-delà.
L'observatoire paraissait un curieux bâtiment, même s'il était fonctionnel. De l'autre côté, la "Folie" n'était rien de plus que cette appellation et ne servait absolument à rien sinon à se faire grimper dessus ou comme support aux graffiti. Elle n'était qu'une des faces du temple grec prévu à l'origine (après tout, Édimbourg n'était-elle pas l'Athènes du Nord ?). Le cerveau excentrique qui avait conçu ce projet s'était trouvé à court de fonds sitôt après l'érection du premier quart de la construction. Et seule cette première partie demeurait là : une série de colonnes dressées sur un socle si haut que les gamins devaient se faire la court échelle pour l'escalader. (pp. 434-435)

- Antoine Bello. Roman américain. 2014 (Gallimard, coll. "Folio")
- Ian McEwan?. Nutshell. 2016 (Jonathan Cape)
- Connie Willis. Les Veilleurs. 2013 (J'ai lu, coll. "Science-fiction")
- Robert Louis Stevenson. Hermiston le juge pendeur. 1896 (Robert Laffont, coll. "Bouquins")
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